Les bus en Argentine sont chers, très chers. Comme il n'y a qu'une compagnie aerienne (Aerolineas Argentinas) ou presque, qui elle même pratique des tarifs peu abordables (200 euros pour un vol intérieur de 2 heures), les bus constituent un moyen privilégié de voyager entre deux régions ou deux villes.

Il y a plein de compagnies différentes, parfois cela aide pour les tarifs, parfois non.
Certaines on des noms sympas : cf. celle que j'ai utilisée pour descendre vers l'extreme sud, au nom prédestiné :

 

DSC01699

 

Tous sont mega climatisés (certainement pour me préparer aux températures polaires de l'Antarctique...), ce qui vous oblige, si vous ne voulez pas attraper une pneumonie mortelle, a vous habiller comme si vous sortiez acheter du pain en plein blizzard a Montréal au mois de février.

Il y a 4 principales catégories de bus :
- le commun : bus de base, parfois en bon état et parfois vieux de dix ans, question de bol. La plupart du temps utilisé pour les trajets courts (1 a 2 heures), ceux-ci peuvent parfois parcourir de longue distances et dans ce cas (comme ils s'arrêtent toutes les heures dans une ville ou plutôt dans un bled), ils sont beaucoup moins chers (mais beaucoup plus lents...) que les autres catégories.
- le semi-cama : l'equivalent de la classe eco dans l'avion : sièges inclinables a 130 degrés, prix d'environ 40 pesos par heure de trajet. Il y a 3 teles par etage et c'est le chauffeur ou son assistant qui choisit le film.
- le cama : l'équivalent de la business : sièges inclinables a 160 degrés. 3 sièges par rangée (contre 4 pour le semi). Petit oreiller, petite couverture en polaire, souvent petit dej et dej, café et eau froide a volonté, prix d'environ 50 pesos par heure de trajet. Il y a 3 télés par étage.
- le cama-suite : grand luxe. Je n'ai pas essayé (petit budget oblige) mais j'en ai vu dans les gares routières et j'en ai bavé d'envie comme les gamins devant les vitrines de Noel : 2 ou 3 sièges par rangée, télé écran 36 cm individuelle pour chaque siège, petit duvet, oreiller moelleux, repas chauds et dans certains, champagne et vin avec les repas. Compter plutôt 60 pesos par heure de trajet. Le rêve !

Ici, cela ne plaisante pas avec la sécurité routière : changement de chauffeur sur les trajets de nuit et les longs trajets, ceintures individuelles a chaque siège, respect des vitesses. On est comme dans un cocon.

 

DSC01717

 

En revanche, un truc, les assistants des conducteurs de bus adooorent Stallone. Sur les 4 trajets en bus longue durée que je me suis fait ces dernières semaines, j'ai eu droit 4 fois a Expandables 2 ! En anglais sous-titré espagnol, en espagnol, en espagnol sous-titré anglais et en espagnol sous-titré en russe (???!!!???).
Sylvester est de plus en plus figé par le botox le pauvre, on dirait Mickey Rourke. De plus, il tire vers le orange. C'est simple dans ce film, dans certaines scènes, il ressemble a un truc entre Khadafi le beret et les amazones en moins et un Houmpa Lumpa (qui se serait échappé de la Chocolaterie en treillis). De plus, il se trimbale sans arret avec Jason Statham qui est une veritable bombe sexuelle et qui fait tout le boulot.

DSC01704


Moi qui avait Stallone pour idole lorsque j'etais ado (ben oui... Stallone et Beaudelaire, vive l'ecclectisme...), je ne vous raconte pas mon bonheur.... Heureusement que mon ipod est debridé...
:-D